AOC Terrasses du Larzac, Clairette du Languedoc et Coteaux du Languedoc

 

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Witiza, naissance d’une cuvée

C’est le terroir des Terrasses du Larzac, dont je pressentais l’incroyable potentiel, qui m’a incité à m’installer au Domaine la Croix Chaptal dans le but d’y produire un grand vin. La Cuvée Charles, qui récolte les suffrages sur trois continents, puis « Les Origines », sont de cette veine.

Malgré les commentaires élogieux, il devenait clair qu’il restait du potentiel, alors j’ai continué mes essais, approfondissant encore cette connaissance presque charnelle avec ce terroir si riche à la complexité géologique étonnante. Et j’ai été surpris. J’avais rêvé d’un grand vin, et la nature dépassait mes espérances !

L’heure est venue de dévoiler cette nouvelle cuvée issue des meilleures parcelles du domaine au rendement volontairement très bas. C’est toute la générosité du Languedoc et la fraîcheur du Larzac qui s’expriment, et on y reconnaît la délicatesse et la finesse des tanins déjà révélée dans les autres cuvées. Et comme je considère qu’un grand vin se reconnaît d’abord dans le verre, j’ai gardé mes bouteilles habituelles…

Avec cet assemblage de Carignan, Grenache noir, Mourvèdre et Syrah, je souhaite remercier Witiza, plus connu sous le nom de Saint Benoît d’Aniane. En renouvelant en 782 la règle des Bénédictins avec l’obligation de planter la vigne et l’autorisation de boire du vin aux repas, il est à l’origine de tout un maillage d’abbayes, chacune possédant des vignes, qui a impulsé au vignoble languedocien un dynamisme et une réputation sans précédent. C’est l’une d’elles, l’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem le Désert, qui est à l’origine du domaine au début du Xème siècle.

Sol : galets roulés et graves avec quelques argiles rouges.

Cépages : 39% Mourvèdre, 36% Syrah, 16% Grenache et 9% Carignan

Vendanges : manuelles avec tri systématique

Production : de 21 à 28 hl/ha selon les cépages – 1.200 bouteilles

Vinification : Cuvaison longue de 15 à 40 jours avec délestages, remontages et pigeages. Fermentation alcoolique spontanée avec levures endogènes. Fermentation malolactique spontanée sous marc.

Elevage : élevage de 30 mois dont 12 à 24 mois en fûts. Décantation naturelle par les frimas de l’hiver.

Mise en bouteille : au domaine sans collage ni filtration afin de préserver au mieux la structure du vin

Millésime : un climat chaud et sec où l’attente des maturités phénoliques a été essentielle pour obtenir des tanins soyeux tandis que la tramontane descendue du Larzac a, par son effet rafraîchissant, permis de conserver de la fraîcheur et un degré alcoolique raisonnable. Le rendement faible offre des vins particulièrement expressifs.

Robe : une robe pourpre, profonde et brillante

Nez : un nez sur le fruit aux notes de sous-bois, d’épices et de fruits rouges et noirs tels que la cerise et la mûre...

Bouche : une bouche complexe et charpentée pour un vin à la fois puissant et frais, aux tanins denses et soyeux.
Au final un vin très élégant et long en bouche.

Garde / Capacité de vieillissement : déjà agréable à boire – potentiel de garde d’environ dix ans

Température de service : 18°

Suggestions gastronomiques : ce vin racé et complexe sera  par son élégance et sa minéralité le compagnon idéal des viandes grillées et rôties – côte de bœuf et magret...